libellés

mardi 4 février 2014

1 février 2014 : un garçon de 16 ans blessé à la tête à la Réunion

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le 2 février 2014
source : imazpress, La Réunion
www.ipreunion.com

Violences urbaines
Le Port - Un jeune de 16 ans blessé au visage par un tir de flash ball

Un garçon de 16 ans a été atteint au visage par un tir de flash ball dans la nuit du samedi 1er février au dimanche 2 février 2014 au Port. Il a été blessé rue Rico Carpaye alors qu'une nouvelle échauffourée opposait un groupe de jeunes aux forces de police. Grièvement touché à l'arcade et au nez, le jeune homme a été transporté à l'hôpital Gabriel Martin à Saint-Paul avant d'être transféré au centre hospitalier de Bellepierre à Saint-Denis. Il a été opéré ce dimanche. Selon sa famille, il risque de perdre un oeil

Selon les premiers éléments d’informations recueillis auprès de ses proches, le jeune homme faisait partie des badauds regardant les affrontements entre les manifestants et les forces de police. "C’est un marmaille tranquille, il n’a pas jeté de galets, il était juste en train de regarder lorsqu’il a reçu le coup de flash ball", affirme un témoin des faits.

Depuis le début de l’après-midi de ce dimanche de nombreux messages de soutien au jeune garçon sont postés sur les réseaux sociaux et notamment sur sa page Facebook.
Interrogé par Imaz Press Réunion en milieu d’après-midi ce dimanche, le commissariat du Port n’a pas souhaité s’exprimer.

Pour rappel, toujours dans la nuit de samedi à dimanche au Port, un policier de la Bac (brigade anti criminalité) a eu un doigt déchiqueté par une grenade lacrymogène alors qu'il tentait de repousser un groupe de manifestants, indique la préfecture.

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le 3 février 2014
source : imazpress, La Réunion
www.ipreunion.com

Violences urbaines au Port

Le jeune de 16 ans blessé par un tir de flash-ball va perdre son oeil

Touché au visage par un tir de flash-ball dans la nuit du samedi 1er février au dimanche 2 février 2014 au Port, un garçon de 16 ans avait été transporté à l'hôpital Gabriel Martin à Saint-Paul puis au centre hospitalier de Bellepierre à Saint-Denis, où il a été opéré dimanche. Grièvement touché à l'arcade et au nez, il devrait selon tout vraisemblance perdre son oeil, tandis que ses parents pourraient envisager des poursuites judiciaires. Du côté des jeunes du Port, les appels au calme semblent se multiplier sur les réseaux sociaux, la lumière restant à faire sur le déroulé exact des événements.

Les faits se sont produits rue Rico-Carpaye, au Port, alors qu'une nouvelle échauffourée opposait un groupe de jeunes aux forces de police. Selon les premiers éléments d’informations recueillis dimanche auprès de ses proches, le jeune homme faisait partie des badauds regardant les affrontements entre les manifestants et les forces de police. C'est alors qu'il aurait été atteint au visage par un tir de flash-ball. Mais les versions diffèrent sur le déroulé précis des faits, une des questions étant notamment d'établir si les policiers sont descendus ou non de leur véhicule pour tirer.

mercredi 22 janvier 2014

dossier MEDIAPART +


Voir ici le dossier de l'ensemble des articles consacrés par MEDIAPART à la question des ravages causés par l'utilisation par les forces de police des flashballs et autres LBD.

mardi 7 janvier 2014

Interview de Quentin Charron pompier blessé par flashball

sur :
http://alpes.france3.fr/2014/01/07/l-interview-de-quentin-le-pompier-grievement-blesse-l-oeil-grenoble-389925.html


Le Parisien
Publié le 20.01.2014

La mère d'un pompier blessé à un oeil réclame «la vérité» à Manuel Valls

La mère du pompier de l'Isère qui a perdu un œil lors d'une manifestation à Grenoble le 27 décembre a écrit une lettre au ministre de l'Intérieur pour dénoncer une «répression démesurée».

La mère du pompier de l'Isère qui a perdu un œil lors d'une manifestation à Grenoble le 27 décembre a écrit une lettre au ministre de l'Intérieur pour dénoncer une «répression démesurée». | (www.ledauphine.com.)

La mère de Quentin Charron, un pompier grièvement blessé à un œil fin décembre à Grenoble, lors d'affrontements avec les forces de l'ordre au d'une , a écrit à Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur. Elle demande que «toute la vérité soit faite» sur cette affaire, a-t-on appris ce lundi. 

«Monsieur le ministre, pourquoi envoyer, ce 27 décembre, 90 CRS avec un de guerre contre 150 pompiers ? Ces pompiers s’étaient simplement rassemblés pour dénoncer le vote à huis clos de leur budget. Si la porte de la préfecture s’était ouverte, il n’y aurait pas eu toute cette répression, cet acharnement de violence, presque un état de guerre» s'interroge la mère dans une lettre au ministre de l'Intérieur de deux pages, révélée par le Dauphiné Libéré.

«Pourquoi mon fils (...) a reçu en plein visage un tir tendu de projectile le couchant dans les bras d'un collègue, gisant, couvert de sang ?» poursuit-elle, soulignant que la victime a depuis «perdu l'usage de son œil droit» et dénonçant une «répression démesurée». «Aucun élu n’a condamné ces faits (…) Je n’ai jamais supporté l’injustice, je me suis toujours battue pour les autres, et je ne pensais pas vivre ça sous un gouvernement de gauche », a-t-elle expliqué au Dauphiné Libéré.

Le 27 décembre, des incidents avaient éclaté entre les forces de l'ordre, CRS et gendarmes mobiles, et quelque 150 sapeurs-pompiers isérois venus manifester devant la préfecture de l'Isère contre la réforme de leur temps de travail. Touché à l'œil par un projectile, le jeune pompier souffrant d'un éclatement du globe oculaire et d'une fracture du nez avait été hospitalisé. Une semaine plus tard, une marche de soutien avait réuni à Grenoble entre 2000 et 3000 personnes.

Flash-ball contre lance à incendie

«Il est trop tôt pour affirmer que nous tenons le film de ce qui s'est passé», a-t-on indiqué lundi au parquet, qui a confié une enquête préliminaire à l'antenne lyonnaise de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). «L'enquête se poursuit. Les policiers qui ont effectué le maintien de l'ordre ce jour-là doivent être entendus», a-t-on ajouté.

Entendu une première fois le 7 janvier par l'IGPN, le jeune sapeur-pompier l'a été de nouveau la semaine dernière. «Il lui a été soumis un film plus explicite sur les événements. Il semblerait que ce soit une arme de type flash-ball qui a été utilisée», a précisé son avocat, Me Arnaud Lévy-Soussan.

«Ce qui, semble-t-il, a déclenché l'utilisation de cette arme par les forces de l'ordre, c'est l'usage dans leur direction d'une lance à incendie à faible pression par les pompiers», a-t-il ajouté. «Ce que montre en revanche clairement le film, c'est que les tirs ont été effectués à hauteur d'homme, en direction du groupe de pompiers qui tenaient la lance à incendie et derrière lequel se trouvait Quentin», a souligné Me Lévy-Soussan.

Les pompiers de l'Isère contestent une réforme de leur temps de travail qui prévoit une augmentation de celui-ci sans compensation salariale. «Monsieur le ministre, pourquoi vos élus ont-ils voté un budget qui prévoit une augmentation de 67 heures de travail sans aucune compensation salariale, alors que ces soldats du feu, des secours à personne, doivent travailler dimanche, jours fériés et nuits ? », demande par ailleurs la maman de Quentin Charron à Manuel Valls.

LeParisien.fr

vendredi 3 janvier 2014

Tableau actualisé des victimes LBD/flashball


27 décembre 2013 à Grenoble : un pompier perd un œil suite à un tir de flashball policier

Quentin, jeune pompier grenoblois de 29 ans a perdu un œil suite à des tirs de flashball policiers :

Sur France-Info, photo du blessé et interview de sa mère  : http://www.franceinfo.fr/politique/un-pompier-perd-un-oeil-apres-des-affrontements-avec-les-crs-1265479-2013-12-30

Sur France3 Alpes, la mère du pompier blessé témoigne : http://alpes.france3.fr/2013/12/31/la-mere-du-pompier-blesse-grenoble-temoigne-386203.html

Sur France3 Alpes, les pompiers se relaient au chevet du blessé : http://alpes.france3.fr/2013/12/28/manifestation-grenoble-un-pompier-eu-l-oeil-creve-385255.html

Sur le dauphiné.com, interview de Quentin et photo : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2014/01/03/le-sapeur-pompier-blesse-un-impact-d-une-violence-extreme

Sur le Dauphiné.com, le procureur de l'Isère saisi l'IGPN : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2013/12/31/pompier-blesse-le-procureur-de-grenoble-saisi-l-igpn

Appel à une marche de soutien le 4 janvier (SUD) :
SUD-Solidaires Isère soutient la lutte des Pompiers et agents du SDIS 38 !!

Le Conseil Général et l’Etat choisissent la violence policière contre les revendications sociales des Pompiers !

En quelques semaines 2 pompiers ont été agressés par la police. Quentin, pompier de 31 ans vient de perdre un oeil suite à un tir de flash ball. La majorité départementale « de gauche » a choisi la méthode « Sarkozy » pour traiter la question sociale.

Vendredi 27-12-2013, Quentin, pompier professionnel au centre de secours principal de Seyssinet, a été grièvement blessé à la tête et à l’oeil par un tir de flashball. Les pompiers ont subi plusieurs charges policières extrêmement violentes avec gel lacrymo et tabassages... Pire, les forces de l’ordre équipées de flashball ont visé et tiré dans la tête de plusieurs pompiers !

Ces violences intolérables ont eu lieu lors du nouveau rassemblement d’environ 200 pompiers en lutte place de Verdun à Grenoble, qui protestaient contre la tenue en préfecture d’un conseil d’administration votant d’importants changements dégradant leurs conditions de travail.

La seule réponse de M. GAUJOUR, président du CA du SDIS aux revendications légitimes des salarié-e-s fut un fort déploiement policier, de gaz lacrymogènes et des violences avec armes. C’est le deuxième pompier blessé durant ce mouvement de contestation. Voilà comment la majorité socialiste du Conseil Général conçoit le dialogue social !

Suite au succès de la journée d’action des agents du Conseil Général, rejoints par les pompiers du SDIS et de la Métro le jeudi 12-12, les pompiers et personnels administratifs et techniques ont continué leur mouvement de protestation contre la dégradation de leurs conditions de travail et pour un véritable dialogue social autour de leur avenir.

Cette mobilisation s’inscrit dans les luttes pour les services publics et contre l’austérité menée aussi bien par la gauche que par la droite. Sous la direction de Vallini, les élus et les services de l’Etat mettent en place une politique d’austérité, quitte à mettre en danger la population en dégradant sciemment la qualité des services de secours

Nous sommes donc totalement solidaires de leurs revendications et dénonçons la réponse inadmissible qu’ont apportée la préfecture et la direction du SDIS. Un mélange de mépris et de répression policière.

Vendredi 27-12, les élu-e-s du Conseil d’Administration du SDIS 38 ont décidé de tenir leur réunion en préfecture, loin des salarié-e-s et protégé-e-s par les forces de l’ordre. Depuis des semaines, ils refusent de débattre avec les organisations syndicales qui ont par deux fois exprimé leur refus de l’augmentation dangereuse du volume horaire

- Nous soutenons la demande des syndicats du SDIS de l’Isère : SUD-Pompiers, CGT, FA, exigent la démission de Monsieur GAUJOUR Président du CA du SDIS, et du Directeur Départemental du SDIS.

- Nous soutenons l’appel des Pompiers isèrois à une grande marche de soutien Samedi 4 janvier qui partira de la caserne de Seyssinet à 14h en direction de la Préfecture.

- Nous demandons qu’une enquête soit ouverte et que les policiers auteurs de ces faits d’une extrême gravité soient sanctionnés.

- Nous exigeons que les Brigades Anti Criminalité soient interdites de manifestations, nous ne sommes pas des criminels !

Dans quelques mois, tous ces messieurs se présenteront à nos suffrages, nous saurons leur rappeler leurs forfaitures actuelles. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux deux pompiers blessés et affirmons notre total soutien à l’ensemble des agents du SDIS de l’Isère et à leurs proches.

La lutte doit continuer, aux côtés des pompiers et des agent du SDIS 38, c’est maintenant à l’ensemble du mouvement social et à la population de se mobiliser. Samedi 4 janvier soyons nombreux aux cotés de nos pompiers, on lâche rien !